Avec : Oliver Triendl, piano ; Nina Karmon, violon ; Wen-Sin Yang ; violoncelle ; Staatskapelle Weimar : Eugene Tzigane. Cd Capriccio, série : « The pupils of Franz Liszt ». www.capriccio.at
Sortie en Allemagne fin 2025, cet enregistrement époustouflant est enfin présent sur le marché français et on ne peut que s’en réjouir. Trois œuvres rares et précieuses sont réunies ici. La prise de son est remarquable. Félicitons les ingénieurs du son : Joachim Müller, Berthold von Ohe, Martin Staffe, Robert Baldowski.
Sortie en Allemagne fin 2025, cet enregistrement époustouflant est enfin présent sur le marché français et on ne peut que s’en réjouir. Trois œuvres rares et précieuses sont réunies ici. La prise de son est remarquable. Félicitons les ingénieurs du son : Joachim Müller, Berthold von Ohe, Martin Staffe, Robert Baldowski.
Connaissez-vous Hans Bronsart von Schellendorf ?
Né à Berlin en 1830, il étudie le piano avec Kullak avant de rejoindre Franz Liszt à Weimar. Il donne des concerts dans toute l’Europe. Son écriture épouse l’esthétique romantique allemande dans la tradition de Schumann, Brahms. Il laisse deux symphonies à programme, des poèmes symphoniques, un concerto pour piano et orchestre, des pièces pour piano et un trio pour piano…
Le Concerto pour piano et orchestre : enregistrement réussi !
Son unique concerto pour piano et orchestre opus 10 est écrit en fa dièse mineur. Il est écrit en trois mouvements. Il est écrit en 1870. Il a fait l’objet de plusieurs enregistrements dont celui de Michael Ponti chez Vox Turnabout, Emmanuel Despax chez Hyperion ou Paul Wee chez Bis. Son style le place à côté de ceux de Raff, Henselt, Rheinberger, Reinecke. L’interprétation de Oliver Triendl surpasse les précédents enregistrements. Il fait preuve d’une musicalité extrême et met en relief la densité de l’écriture. Sa maîtrise laisse pantois. L’inspiration thématique et mélodique chez le compositeur allemand a des réminiscences avec Chopin comme chez Henselt. Le premier mouvement est un allegro maestoso d’une force dramatique rare. Un multitude de thèmes s’enchaine dont un thème évoque les maitres chanteurs de Richard Wagner. Le second mouvement est un adagio ma non troppo. Il invite à la méditation. Le troisième s’impose par sa vivacité et retrouve l’esprit classique du rondo. Le soliste trouve avec les musiciens de Weimar sous la direction d’Eugène Tzigane des partenaires d’exception. On est sous le charme et conquis totalement. Oliver Triendl demeure l’un des plus grands pianistes de son temps avec Daniel Blumenthal, Lang Lang…
Le Trio pour violon, violoncelle et piano opus 1 : Chef d’œuvre absolu !
Composé en 1856 il fût seulement publié en 1877. Il est en quatre mouvements. Ce trio est l’un des plus beaux du 19ème siècle. Il est en Ré Majeur. Le premier mouvement s’inscrit dans la lignée de Mendelssohn et préfigure mélodiquement Fauré, Rachmaninov, Pierné… Le second mouvement est un vivace très proche de ceux de Raff. Le troisième est un sommet romantique dans la littérature chambriste. Il s’agit d’une marche funèbre très proche de celle de la sonate pour piano de Chopin. L’auditeur est ému aux larmes. Le quatrième mouvement est une intensité insoupçonnée. On est captivé par les hardiesses harmoniques et la créativité mélodique. Les trois solistes sont des chambristes hors pair. On connaissait l’amour d’Oliver Triendl pour la musique de chambre. La violoniste Nina Karmon fait preuve d’une musicalité et d’une justesse à saluer. Le violoncelliste Wien-Sinn Yang possède les mêmes qualités. Les trois là conversent, chantent et ne font qu’un. Le trio retrouve sa splendeur grâce à ses artistes. Le label Capriccio ne laisse rien au hasard.
La romance pour violon et piano en La Majeur de Ingeborg Bronsart Von Schellendorf (1840-1913) complète parfaitement cet enregistrement. Elle est une caresse poétique, un peu comme la douceur matinale qui vient vous dessiner un sourire au cœur de la forêt noire. Ingeborg Starck est une pianiste et compositrice allemande d’origine suédoise. Elle épouse Hans Bronsart Von Schellendorf et étudie avec Franz Liszt. Elle laisse des opéras dont Jerry und Bately qui a fait l’objet d’un bel enregistrement chez Naxos, des mélodies, des concertos pour piano et orchestre, de la musique de chambre…Il reste à redécouvrir cette compositrice talentueuse. La violoniste et le pianiste fusionnent totalement dans cette courte pièce à la beauté diaphane. On aimerait entendre plus souvent Oliver Triendl dans des cycles de lieder avec des chanteurs et des chanteuses. Il en possède toutes les qualités. Cet enregistrement est un pur enchantement !
Serge Alexandre
Un extrait : www.youtube.com/watch?v=H-zpruifA84
www.oliver-triendl.com
La romance pour violon et piano en La Majeur de Ingeborg Bronsart Von Schellendorf (1840-1913) complète parfaitement cet enregistrement. Elle est une caresse poétique, un peu comme la douceur matinale qui vient vous dessiner un sourire au cœur de la forêt noire. Ingeborg Starck est une pianiste et compositrice allemande d’origine suédoise. Elle épouse Hans Bronsart Von Schellendorf et étudie avec Franz Liszt. Elle laisse des opéras dont Jerry und Bately qui a fait l’objet d’un bel enregistrement chez Naxos, des mélodies, des concertos pour piano et orchestre, de la musique de chambre…Il reste à redécouvrir cette compositrice talentueuse. La violoniste et le pianiste fusionnent totalement dans cette courte pièce à la beauté diaphane. On aimerait entendre plus souvent Oliver Triendl dans des cycles de lieder avec des chanteurs et des chanteuses. Il en possède toutes les qualités. Cet enregistrement est un pur enchantement !
Serge Alexandre
Un extrait : www.youtube.com/watch?v=H-zpruifA84
www.oliver-triendl.com


Hans Bronsart Von Schellendorf : Piano concerto opus 20. Digital Capricio. Une révélation !
Renaud Capuçon : J.S. Bach Sonates & Partitas - Deutsche Grammophon. Album à paraître le 23 janvier 2026
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